vendredi 25 octobre 2013

Un tapis de fleurs à leur adresse
Retranchés derrière des murs des mots qui ne leur appartiennent pas, ils se figent, l’œil rivé au cercle dépoli du viseur, par trop d’usages sans doute ; dans une insoutenable attente du trait qu’ils ne manqueront pas de lancer. Ils ont cette propension à se rassembler, pour ne former qu’une masse tapie à l’ombre des verbes, avec pour toute lumière le reflet glacé de l’acier qui ne trouvera son feu qu’aux premiers frémissements de l'épure. Parce que le verbe, c’est à dire, le dessin est ainsi ; d’abord signes flottants qui ne trouvent leur destin que dans la précision de l’idée si, de mésaventure, leurs routes ne croisent celles des snipers. Corps inertes devenus, après qu'ils fussent. Elles